Mercredi 6 septembre 2006 3 06 /09 /Sep /2006 17:13
Formation Médicale Continue des médecins (FMC)
EN SAVOIR PLUS
Le Quotidien du Médecin 24 août 2006
 
L’arrêté du 9 août 2006 paru au JO précise les modalités d’application et le barème qui permettra de valider les formations des médecins libéraux, salariés et hospitaliers. Il s’agit d’obtenir 250 crédits sur 5 ans obtenus par des formations dans 4 catégories.
Catégorie 1 : formation où la présence du médecin est requise, 8 crédits par journée.
Catégorie 2 : formation à partir de supports matériel ou électronique, 8 crédits par journée et 2 crédits par ouvrage avec maxi de 10.
Catégorie 3 : les situations professionnelles formatrices, crédits au prorata du temps passé.
Catégorie 4 : évaluation des pratiques professionnelles (EPP), elle représente 100 crédits.
Les conseils régionaux de FMC valident les formations dans les conditions fixées par la haute Autorité de santé (HAS), sachant que l’EPP sera obligatoire.
Les 150 crédits restants devront avoir été obtenus dans au moins é catégories de 1 à 3.
Bonus de 20% lorsque les formations sont effectuées dans le cadre des orientations fixées par le Conseil national de la FMC dans le cadre des priorités définies par le Ministère de la santé.
Le Conseil Régional de FMC se compose de 12 membres nommés par le Conseil National et le Conseil Régional de l’Ordre des Médecins. Ces instances seront chargées de veiller au respect de l’obligation et à la validation de la FMC en délivrant un certificat.
SECTEUR OPTIONNEL
EN SAVOIR PLUS
Le Quotidien du Médecin 4 septembre 2006
 
Les responsables de l’assurance maladie obligatoire (Uncam) et complémentaire (Unocam), en présence et sous l’impulsion du Ministre Xavier Bertrand, ont trouvé un accord en vue de la création du secteur optionnel.
Ces réunions tripartites ont pour objet de définir un secteur avec complément d’honoraires encadrés avec obligation de contreparties. Le sort du secteur II est en jeu, les discussions risquent d’être particulièrement denses.
Seuls les chirurgiens ont été évoqués, les syndicats des médecins sont sur la brèche pour tenter de l’étendre aux autres spécialités mais sans remettre en cause l’existence du secteur II.
Ce sujet arrive au moment où l’assurance maladie brandit des menaces précises à l’encontre des dépassements d’honoraires sauvages.
SANTE ET UNION EUROPEENNE
EN SAVOIR PLUS
Le Quotidien du Médecin 4 septembre 2006
 
La Cour Européenne de Justice a jugé que les services de santé étaient couverts par les traités. La règle sur la libre circulation des services (Directive Bolkestein) s’appliquerait donc à la santé, ceci en 1998.
Actuellement est examinée la mise en place d’une consultation publique qui débouchera sur l’élaboration d’une directive spécifique pour la santé. Il s’agit de clarifier les conditions dans lesquelles un patient pourrait se faire rembourser dans le pays où il est assuré social les soins qui auraient été prodigués ailleurs dans l’UE.
L’ouverture de ce droit immanquablement entraînerait une concurrence entre les systèmes de santé des différents pays. Certains même parlent de concurrence entre les acteurs de ces systèmes de soins.
Une approche spécifique pour ce secteur sera probablement mise en place tant la demande des pays membres et du parlement est insistante.
 
Par Régis AYATS - Publié dans : udf34commsante
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Dimanche 30 juillet 2006 7 30 /07 /Juil /2006 13:37

VOTRE AVIS NOUS INTERESSE

ayats.regis@wanadoo.fr

Ci-dessus l’adresse mail ou vous pourrez nous communiquer vos réactions, elles seront publiées dans cette rubrique

François RIO Fédération Hérault

"Je viens de prendre connaissance du blog de la commission. Même si la  
présentation est peu ergonomique, son contenu est très intéressant.

Deux informations m'ont marqué :

- Le rôle économique du secteur santé (article du panorama du  
médecin): En effet, on parle trop souvent de ce secteur uniquement  
comme une charge, dont le financement par prélèvement obligatoires  
pèserait sur l'économie et jamais comme un secteur source de vitalité  
économique, créateur de valeur ajoutée et d'emploi. Il faudrait  
développer, car notre système de soin est un atout de la France.

- Le vieillissement de la population médicale : c'est alarmant. Mais  
que faire? Quelles propositions? Car ce n'est pas en ouvrant le  
numérus clausus qu'on résoudra le problème d'une pyramide des âges  
déséquilibrée... La aussi, il faudrait développer : Par exemple, est  
il-envisageable de former des médecins sur le tard?

Par Régis AYATS - Publié dans : udf34commsante
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Samedi 29 juillet 2006 6 29 /07 /Juil /2006 17:15
 
 
Commission santé UDF 34
Régis AYATS, Yves CHESNAIS, Odette GUIRAUDOU
 
LA SANTE EN France
ORGANISATION DU SYSTEME DE SANTE
Etat de santé
Organisation de la santé publique
Etablissements hospitaliers
Financements de la consommation médicale
IMPACT ECONOMIQUE DU SECTEUR SANTE
Rôle positif de secteur de santé
 LE MEILLEUR SYSTEME DE SANTE
Comment échapper à la gestion comptable
 
 
COUVERTURE SOCIALE
INVENTAIRE
Longue liste par catégories : enfants, maternité, handicapés, prévoyance
OUVERTURE DES DROITS
Salariés, retraités, chômeurs, jeunes, divorcés ou veufs
 d’assurés, ressortissants de l’UE, affiliations gratuites
TIERS PAYANT
Le tiers payant est-il inflationniste ?
ALD
Affections e longue durée
A quoi donnent-elles droit ?
CMU
Couverture médicale universelle
Bénéficiaires, formalités, coût
AME
Aide médicale état
Conditions de résidence et de ressources
A titre humanitaire
Soins pris en charge
 
 
LA SECURITE SOCIALE
DEFICIT DE LA SECURITE SOCIALE
Analyse du déficit tendanciel du régime général
Chiffres de la commission des comptes
Point de vue Leem et Medef
En Angleterre
CONVENTION MEDICALE
REFORME DE LA SECURITE SOCIALE
Parcours de soins
Maîtrise des dépenses
Le vécu par les médecins
Permanence des soins
Dossier médical personnel
Exemple de l’Allemagne
Conclusions, propositions
ONDAM
Objectif national des dépenses de l’assurance maladie
Comité d’alerte
LES MEDICAMENTS GENERIQUES
Enjeu de la maîtrise des dépenses
Les chiffres clés
Mises à jour
 
 
SPECIAL MEDECINS
Démographie
Secteurs d’activité, complexités, tarification
Retraite des médecins
Syndicalisme, Unions régionales
URML, élections 2006
Ordre des médecins
Insécurité des médecins
 
 
PREVENTION
Dépistage bucco-dentaire
Dépistage du cancer du sein
Dépistage du cancer colo-rectal
Obésité et surpoids
Tabac, Alcool, Stupéfiants
Lutte contre le SIDA
Lutte contre la tuberculose, hépatites et MST
Prévention contre les maladies épidémiques classiques et pandémies
Prévention contre les maladies cardio-vasculaires et neurologiques
Que penser de l’augmentation des maladies auto-immunes ?
L’alimentation, la mode des compléments alimentaires
ETHIQUE
 
HOSPITALISATION
 
VOTRE AVIS NOUS INTERESSE
 
Rédacteur : Docteur Régis AYATS
 
 
Par Régis AYATS - Publié dans : udf34commsante
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Samedi 29 juillet 2006 6 29 /07 /Juil /2006 17:07
LA SANTE EN FRANCE
En savoir plus
www.chups.jussieu.fr/polysPSM/ santepublique/cours/santepublique.pdf
Dr. Halley des Fontaines
Université PARIS-VI Pierre et Marie Curie
Faculté de Médecine Pitié-Salpêtrière
Santé publique, notes de cours
 
 
Etat de santé
L'espérance de vie à la naissance en France est évaluée à :
o                              74,6 ans pour les hommes
o                              82,2 ans pour les femmes.
Les femmes françaises ont une espérance de vie qui les place en tête de l'Union européenne.
L'espérance de vie sans incapacité aurait progressé entre 1981 et 1991 de près de 3 années.
Le taux de mortalité infantile qui est un indicateur de développement socio-économique est
aujourd'hui en France de 4,7 pour 1 000 naissances (10 fois moindre que le taux de la mortalité
infantile après la seconde guerre mondiale).
Les causes de décès : en premier lieu, les maladies circulatoires et les tumeurs principales représentent 32,3 % et 27,6 % de l'ensemble des décès, tandis que les accidents, les suicides
et les causes non classées de décès représentent un peu moins d'un décès sur dix.
Comparée aux autres pays développés, la situation française se caractérise par :
·        une situation favorable pour la mortalité infantile et très favorable pour la mortalité des personnes âgées ;
·        une situation défavorable concernant le niveau de mortalité des jeunes adultes, en particulier les hommes ;
·        un écart particulièrement élevé de risque de décès entre les hommes et les femmes.
 
Organisation de la santé publique
Les Observatoires régionaux de la santé constituent un appui important en tant qu'antennes d'information pour aider à fixer les orientations de santé publique.
Par ailleurs, les ordonnances d'avril 1996 ont organisé un dispositif de concertation destiné à
éclairer les pouvoirs publics dans leur appréciation de l'état de santé et des besoins des populations ainsi que dans la détermination d' objectifs sanitaires annuels et pluriannuels.
Cette concertation implique le Haut Comité de la santé Publique, les Conférences nationales et régionales de santé.
Le Haut Comité de la santé Publique présente chaque année à la Conférence nationale de santé un
rapport chargé de formuler des propositions relatives aux questions spécifiques sur lesquelles il a
été consulté.
L'Etat a suscité progressivement la création de plusieurs organismes ayant compétence dans un domaine spécifique. Il y est toujours représenté, en assure la tutelle et en définit les missions. Ces organismes ont des formes juridiques variées (agence, délégation, comité, association...).
La loi du 1er juillet 1998 relative au renforcement de la veille sanitaire et du contrôle de la
sécurité sanitaire a créé sous forme d'établissements publics de l'Etat, certains organismes ciblés
sur un domaine spécifique :
L'Institut de la Veille Sanitaire,
L'Agence Française de Sécurité sanitaire et des produits de santé,
L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments,
L'Agence de sécurité sanitaire de l'environnement,
L'Etablissement français du sang,
L'Etablissement français des greffes,
Le Conseil national du SIDA,
Le Conseil national du cancer.
 
La mise en oeuvre de la politique de santé publique revient à la Direction générale de la Santé.
La planification hospitalière est définie à l'échelon régional qui constitue le noyau central de la
politique hospitalière.
Les deux principaux instruments en sont :
— La Carte sanitaire, instituée en 1970 et maintenue par la loi hospitalière de 1991, qui détermine les limites des régions et secteurs sanitaires ainsi que la nature et l'importance des équipements à mettre en oeuvre pour répondre aux besoins de la population. La carte sanitaire fixe des indices de besoins pour certaines disciplines et certains équipements matériels lourds.
— Le Schéma régional d'organisation sanitaire (SROS) qui organise à l'intérieur de chaque
région la répartition géographique des installations (lits, places et équipements matériels
lourds) ou des activités de soins. Dans certains domaines, à la fois des schémas interrégionaux
ou nationaux sont arrêtés par le ministre chargé de la santé.
La carte sanitaire et le schéma d'organisation sanitaire peuvent être révisés à tout moment. Ils le
sont obligatoirement tous les cinq ans. Tous les trois ans, le ministre chargé de la santé remet au
Parlement un rapport sur l'état de l'organisation et de l'équipement sanitaires.
Les Agences régionales de l'hospitalisation (ARH) ont été instituées en 1996. Il s'agit de groupements d'intérêt public constitués entre l'Etat et les caisses régionales d'assurance maladie. Elles sont placées sous la tutelle des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale. Les agences régionales de l'hospitalisation ont pour mission de définir et de mettre en oeuvre, dans le respect des orientations nationales, la politique régionale d'offre de soins hospitaliers, d'analyser et de coordonner l'activité des établissements de santé publics et privés et de déterminer leurs ressources. Dans ce but, elles fixent les limites des secteurs sanitaires et secteurs psychiatriques, arrêtent les schémas régionaux d'organisation sanitaire; elles se prononcent sur les demandes d'autorisation relatives aux établissements de santé publics et privés, sur le retrait d'autorisation. Par ailleurs, elles concluent avec les établissements de santé, publics ou privés, des contrats pluriannuels d'objectifs et de moyens.
La politique de maîtrise des dépenses de santé a opéré une évolution sensible depuis les ordonnances de 1996.
Chaque année le Parlement est appelé à fixer le montant de l'objectif national des dépenses de l'assurance maladie (ONDAM). Sur la base de ce montant des objectifs sont fixés de façon spécifique pour les différentes activités inclues dans les procédures de maîtrise.
Le gouvernement détermine :
• le montant annuel des dépenses hospitalières du secteur public prises en compte pour le calcul
de la dotation globale déclinée en dotations régionales,
• le montant total annuel des frais d'hospitalisation privée dans le secteur lucratif pris en charge
par les régimes d'assurance maladie pour les établissements ayant passé contrat avec les agences
régionales d'hospitalisation.
• Depuis le 1er janvier 1998, ces montants sont régionalisés.
• L'objectif d'évolution des dépenses de soins de ville en fonction de l'objectif national des dépenses d'assurance maladie voté par le parlement et la branche maladie des trois grands régimes d'assurance maladie (Régime général, Mutualité agricole et la CANAM ou régime des
indépendants) : pour les médecins un objectif prévisionnel en montant est établi pour les dépenses d'honoraires et pour les dépenses de prescriptions. L'objectif peut-être régionalisé et
adapté par spécialités médicales.
Pour les soins d'auxiliaires médicaux, un objectif annuel d'évolution des dépenses est fixé chaque
année. Les revalorisations tarifaires sont conditionnées au respect de ces objectifs. Le dépassement individuel entraîne un reversement aux caisses d'assurance maladie
 
Etablissements hospitaliers
Les soins avec hébergement sont dispensés dans des établissements publics ou privés. L'enseignement, la recherche, font partie des fonctions des hôpitaux publics qui ont, par ailleurs, l'obligation d'accueillir tous les malades, en particulier en urgence.
L'hospitalisation employait 1,2 millions de personnes en 1998. On y distingue 157 300 médecins,
biologistes odontologistes et pharmaciens dont 54 400 travaillent à temps complet, 10 200 sages
femmes, 248 000 infirmiers et 211 000 aides soignants.
La capacité en lits d'hospitalisation complète est de 8,5 lits pour 1000 habitants.
Les établissements de santé publics, de taille variable, sont placés sous la tutelle des agences régionales de l'hospitalisation. On distingue :
- les Centres hospitaliers régionaux, qui assument une mission de soins, de recherche et d'enseignement,
- les Centres hospitaliers,
- les établissements locaux,
- les Centres hospitaliers spécialisés (psychiatrie, cancérologie).
Les hôpitaux publics représentent 64,8 % de l'ensemble des lits d'hospitalisation.
Le plateau technique des hôpitaux s'est considérablement développé au cours des dernières années.
Les autorisations pour les équipements matériels lourds sont accordées par le Ministre chargé de
la santé ou par les agences régionales de l'hospitalisation selon le cas.
                                                                                                   
Financement de la consommation médicale
Les dépenses de soins sont financées en priorité par l'Assurance Maladie. Cependant, la part financée diminue depuis plusieurs années.
La dépenses courante de soins et de biens médicaux est financée par :
- la Sécurité sociale
- l'Etat et les collectivités locales
- les mutuelles
- les assurances privées
- les institutions de prévoyance
- les ménages
 
IMPACT ECONOMIQUE DU SECTEUR SANTE EN FRANCE
En savoir plus
Panorama du médecin 5 juin 2006
 
Rôle positif du secteur de santé
Les dépenses de santé toutes formes confondues remboursées ou pas par les organismes sociaux et assurances représentent 9,7% du PIB.
Dans le même temps la valeur ajoutée représente en 2004, 5,8% de la valeur ajoutée totale du pays.
Valeur ajoutée = valeur de la production – valeur de la consommation intermédiaire (matière première, produits divers et énergie).
Difficile à croire et c’est pourtant la vérité, les analystes économiques le certifient. La création de richesses n’est certes pas l’objectif premier mais il n’empêche que spontanément la santé produit des richesses dans des proportions insoupçonnées.
Le corollaire immédiat de la création de richesses c’est la création d’emplois et de chiffres d’affaires pour le secteur marchand.
D’après l’Insee, en 2002, la santé est devenue la 2ème composante en matière de consommation des ménages, passant de 12 à 21 en 40 ans.
La consommation santé représente en 2004, 2374 euros par habitant et par an.
L’emploi dans le secteur santé est le plus dynamique car gros consommateur de personnel. Il représenterait 2 millions de personnes sur un gisement de 27 millions d’emplois.
En tête les hôpitaux avec 885 000 salariés. La masse salariale représente 70% du budget des établissements.
Le Pen, économiste Paris-Dauphine, dit que « c’est l’équivalent de ce que représentait un fleuron économique comme la sidérurgie il y a quelques années ». Le Pen dit encore que « les soins contribuent à maintenir en bonne santé les actifs d’une société et à la rendre productive ». Ces discours ne plairont pas à tout le monde sauf si bien sûr ils sont pris de manière relative et en valeur absolue.
«Le Panorama du Médecin » de rajouter à juste titre que le rôle positif du secteur santé, qui n’apparaît pas évidente forcément aux organismes payeurs, est encore accentué par la consommation propre des ménages en produits de toutes sortes hors remboursement.
Gérard Cornilleau (Office français des conjonctures économiques) : « Le secteur de la santé est économiquement positif à condition que ce soit la part efficace qui domine… »
Philippe Ulmann, économiste au Conservatoire national des Arts et Métiers : pour lui l’apport des soins à l’économie en général tient avant tout dans le maintien du « capital humain ». Certes la santé crée des emplois mais à quel coût et précise que n’importe quel secteur subventionné à hauteur la santé en dégagerait au moins autant. Donc la valeur à prendre en compte réside dans le plus apporté au capital humain et donc en terme de productivité.
 
LE MEILLEUR SYSTEME DE SANTE ?
En savoir plus
Le Généraliste 22 avril 2005 « La réforme partagée »
Le Généraliste 3 mars 2006 « La reforme 2004 n’épuise pas les réflexions »
Profession santé Avril 2006 n° 16 Journal de l’Assurance maladie
Le Généraliste 28 avril 2006 « A vous la parole »
www.lettreauxmédecins.ameli.fr avril 2006 « Un numéro spécial convention »
www.ameli.fr site de l’Assurance Maladie
 
 
La santé c’est 2 millions d’emplois directs et 10% de la richesse nationale, 20% de l’effort de recherche soit 5 milliards d’euros.
Les facteurs de l’augmentation des dépenses de santé sont régis par :
  • L’augmentation de la population,
  • Le vieillissement de la population,
  • La couverture plus large en prévention secondaire des maladies chroniques,
  • L’augmentation des maladies au coût élevé (cancers, hépatites, sida, maladies auto immunes, etc.), augmentation des ALD,
  • Emergence de maladies nouvelles, infectieuses et pandémiques,
  • Les progrès technologiques dans l’appréciation du diagnostic et de la thérapeutique,
  • Volonté de couverture large de la population,
  • Le niveau de vie et la consommation pour ce qui est la première préoccupation des français,
  • Généralisation du tiers payant,
  • Retard de notre pays en matière de prévention.
 
Le déficit de la sécurité sociale (8milliards d’euros en 2005) tient au fait de la croissance des dépenses plus rapide que celles des recettes dues au ralentissement de la croissance économique.
 
La question que l’on peut se poser aujourd’hui est celle de : comment échapper à plus ou moins long terme à la gestion comptable de la Sécurité Sociale, pas seulement dans le contenu de l’enveloppe mais également intervention au niveau de chaque facteur de dépenses, là où cela sera possible par des considérations d’ordre financières. Enfin les contrôles au niveau de toutes les formes de dépenses encore plus larges et plus pertinentes.
Toutes les affections doivent–elles faire l’objet d’un remboursement ou dans quelles proportions ?
Par Régis AYATS - Publié dans : udf34commsante
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Samedi 29 juillet 2006 6 29 /07 /Juil /2006 17:04
COUVERTURE DE LA SECURITE SOCIALE
 
INVENTAIRE
 
En savoir plus  
www.pratique.fr/vieprat/secsoc/
Enfants
·       Les allocations familiales
·        L'allocation de soutien familial
·        L'allocation de parent isolé
·        L'allocation de garde d'enfant à domicile
Maternité
·        L'assurance maternité
·        L'allocation de remplacement
·        L'allocation pour jeune enfant
·        L'allocation parentale d'éducation
·        Le congé parental d'éducation
Handicapés
·        La pension d'invalidité
·        L'allocation aux adultes handicapés (AAH)
·        Le complément d'Allocation Adulte Handicapé
·        L'allocation compensatrice
·        L'allocation d'éducation spéciale
Prévoyance
·        Ouverture des droits à la Sécurité sociale
·        Ayants droit d'un assuré social
·        Le remboursement des frais médicaux
·        Les vaccinations
·        Les visites médicales obligatoires pour les salariés
·        Les indemnités journalières (IJ)
·        L'accident du travail (AT )
·        Les affections de longue durée (ALD)
·        La prise en charge des cures thermales
·        L'interruption volontaire de grossesse (IVG)
·        La couverture maladie universelle (CMU)
 
 
OUVERTURE DES DROITS A LA SECURITE SOCIALE
En savoir plus  
Code Sécurité Sociale : Art. L. 161-3 et suivants. R. 313-1 et suivants. Loi du 29/7/1998.
Droits au remboursement des soins médicaux
Tout affilié au régime général de la Sécurité sociale a droit au remboursement des frais médicaux pour elle-même et pour les ayants droit.
Salariés
L’ouverture des droits varie selon la durée de l'activité salariée.
2 ans, suivant la période de cotisation, si le salarié justifie :
·         soit d'un salaire, au titre d'une année civile, au moins égal à 2 030 fois le SMIC horaire (au premier janvier de l'année civile)  
·         soit d'au moins 1 200 heures de travail salarié ou de périodes assimilées (maladies, chômage...) pendant cette même année
1 an, si le salarié justifie :
·         soit d'un salaire au moins égal à 60 fois le SMIC horaire (valeur au premier jour de la période de référence), au cours d'un mois civil ou 30 jours consécutifs (ou 120 fois le SMIC horaire sur 3 mois)  
·         soit d'au moins 60 heures de travail au cours de cette même période (ou 120 heures de travail sur 3 mois)
Pour les salariés nouvellement assurés, la condition d'un minimum de cotisations ou d'heures de travail exigée ne s'applique pas pendant les 3 premiers mois, à compter de la date de leur entrée dans le régime.
Sont assimilées à des périodes de travail salarié les périodes de congés payés et les périodes correspondant à l'indemnité de préavis et à certaines périodes durant lesquelles l'assuré ne travaille pas (chômage partiel, chômage intempéries, maladies, accidents du travail...).
Le maintien des droits. Tout assuré qui cesse de remplir les conditions énumérées ci-dessus bénéficie du maintien de ses droits pendant une période de 12 mois à partir de la date à laquelle les conditions ne sont plus remplies. Ainsi, une personne n'ayant travaillé qu'un mois sera couverte dès qu'elle a totalisé 60 heures et jusqu'au 12ème mois suivant l'arrêt de travail. Il suffit donc d'exercer une activité salariée 1 mois tous les 12 mois pour bénéficier du remboursement de soins de façon permanente !
Chômeurs
·        Ils sont indemnisés par les ASSEDIC après la perte de leur emploi : ils touchent les mêmes prestations que lorsqu'ils travaillaient.
·        Ils touchent une allocation d'insertion : ils bénéficient seulement du remboursement des soins.
·        Ils ne sont plus indemnisés : ils conservent la protection sociale pendant 4 ans après leur perte de qualité d'assuré.
·        Ils créent une entreprise : il est possible de bénéficier des mêmes prestations que celles servies par le régime de sécurité sociale, avant la période de chômage, et ce pendant 12 mois. Il suffit de le demander à sa caisse. Ils sont exonérés des cotisations d'assurances sociales pendant cette période.
Préretraités et retraités
Toutes les personnes en préretraite ou touchant une pension de vieillesse de base sont affiliées de plein droit et bénéficient du remboursement des soins.
Jeunes
L’Ouverture des droits se fait dès qu'ils ne sont plus considérés comme ayants droit d'un assuré social, ils peuvent être affiliés au régime étudiant de la Sécurité Sociale, en payant une cotisation annuelle forfaitaire (1 100 F pour l'année 2000/2001), à condition :
·        d'être inscrits dans un établissement d'enseignement supérieur,
·        d'être de nationalité française ou ressortissant d'un État ayant passé une convention avec la France,
·        d'avoir moins de 28 ans en règle générale. Cette limite est reportée, de 1 à 4 ans, pour les études spécialisées (médecine notamment), l'interruption due au service national, la maternité ou maladie pendant au moins 6 mois.
La durée des droits est maintenue pendant les 4 ans qui suivent la fin de la période d'affiliation au régime étudiant.
Les jeunes effectuant leur service national sont assurés pendant leur période de service et pendant les 4 ans suivant la fin du service.
Personnes divorcées ou veuves d'un assuré social
Les ayants droit de l'assuré décédé et les personnes divorcées ayant ou ayant eu à leur charge au moins trois enfants, sont affiliés obligatoirement et de manière permanente au régime général de la Sécurité sociale pour le remboursement des soins médicaux des assurances maladie et maternité. Les cotisations sont à la charge des caisses d'allocations familiales.
Ressortissants de l'Union européenne
Pour être affiliés à un régime obligatoire de sécurité sociale, les ressortissants de l'Union européenne doivent produire tous documents prouvant leur qualité de travailleur ressortissant d'un État membre de l'Union européenne exerçant ou ayant exercé en France une activité professionnelle.
Affiliation gratuite
Certaines catégories de personnes bénéficient de plein droit des remboursements des soins médicaux, sans avoir à remplir les conditions habituelles. Sont notamment concernées, les bénéficiaires de :
·        l'allocation adultes handicapés,
·        l'allocation aux vieux travailleurs salariés,
·        l'allocation aux mères de famille,
·        l'allocation de parent isolé,
·        d'une pension de retraite de base de la Sécurité sociale, d'une pension de réversion,
·        d'une pension de veuve de guerre,
·        d'une pension d'invalidité ou de veuf d'invalide,
·        d'une allocation ou d'une rente d'accident du travail correspondant à une incapacité de travail des deux-tiers, au minimum,
·        les rapatriés anciens salariés de plus de 60 ans,
·        les bénéficiaires de l'allocation parentale d'éducation, d'un congé parental,
·        les bénéficiaires du complément familial,
·        les bénéficiaires d'un congé création d'entreprise ou d'un congé sabbatique.
 
TIERS PAYANT
En savoir plus 
Panorama du médecin 30 mai 2005
 
  • 9 % des consultations généralistes
 
  • 23% des actes techniques en établissement hors radiologie
 
  • 55% des actes de radiologie
 
2/3 des assurés sociaux bénéficient du tiers payant en matière de dépenses de santé. Les honoraires continuent à être payés directement sauf exception :
  • CMU 4.7 millions de bénéficiaires,
  • Soins chers au delà de 93 euros,
  • Assurés bénéficiaires de l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé, (revenus de 12.7% supérieurs au plafond de la CMU-C, 2 millions de personnes bénéficiant de 150€ par personne, 75€ pour les moins de 25 ans, 250€ pour les plus de 60), tiers payant sur la part sécurité sociale.
 
La nouvelle convention étend le tiers payant aux ALD.
 
Certains syndicats CFTC, FO, dans le cadre de l’UNCAM, plaident pour une généralisation du tiers payant pour les personnes en difficultés. Les syndicats médicaux ne sont pas de fervents adeptes du tiers payant.
 
Un syndicat des médecins CSMF y était favorable dans la mesure d’une justification sociale.
 
L’aspect systématique n’était pas de mise car il comportait un risque de prise de contrôle de la profession médicale à travers sa rémunération.
SML est favorable mais à condition que cela n’entraîne pas de surconsommation, « il n’y a pas de raison que ceux qui n’ont pas de difficultés financières conservent le tiers payant » dit son président.
 
Le tiers payant est-il inflationniste ?
Selon les experts l’avance des frais agirait à la manière d’un frein en matière de consommation de santé.
 
L’Irdes (ex Credes) dans une étude réalisée en 2000 répond par la négative. Pourtant le directeur du fond CMU, en 2005, aurait prétendu que la dispense d’avance est par essence inflationniste, « c’est de la simple logique et ce n’est pas forcément choquant », cette remarque s’associant à une comparaison avec les contrats de Complémentaires haut de gamme. Et de compléter en disant que « plus ils sont avantageux, plus les gens ainsi couverts dépensent » dans ce style de contrat haut de gamme.
 
A cela s’ajoute le mécanisme de dispense d’avance de frais entre l’Assurance Maladie et certaines Complémentaires. Sur simple présentation de la Carte Vitale et une ordonnance, chez le pharmacien, le radiologue et le biologiste, il n’y a pas d’avance d’argent et donc une méconnaissance du prix de revient de la dite ordonnance.
Alors comment ne pas être d’accord avec ce que disait le ministre en mai 2005 : « il n’est pas normal et surtout pas responsabilisant d’octroyer le tiers payant aux patients qui ont de bons revenus ». Il n’a pas osé mais aurait pu rajouter « en contrôlant plus étroitement les autres ».
 
 
ALD (Affections de longue durée)
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Quotidien du Médecin du 4 et 7 avril 2006 
Code Sécurité Sociale : Art. L. 324-1.
www.pratique.fr/vieprat/secsoc/
 
 
Augmentation de 73.5% depuis 1994, 53.3% si prorata à l’augmentation de population.
2 milliards d’Euros soit 60% des dépenses remboursées pendant cette période.
Explications :
·        Croissance démographique,
·        Augmentation de l’espérance de vie des patients en ALD (de 71 à 75 ans),
·        Augmentation de la prévalence des maladies graves (ex : le diabète à progressé de 83 dans cette période),
·        Dépistages plus efficaces des cancers (ex : sein et prostate) diagnostiqués et pris en charge plus tôt,
·        Evolution des critères de prise en charge (ex : le seuil de prise ne charge du diabète est passé de 1.40à 1.26 g/l).
Des disparités existent selon les régions en fonction des pathologies (ex : le diabète dans le Nord, la Picardie, la Champagne-Ardenne).
Les patients ALD échappent aux nouvelles règles issues de la réforme « Médecin Traitant et Parcours de Soins » face au cafouillage provoqué par la mise en place des nouveaux protocoles de prise en charge.
La convention médicale situe les ALD au cœur de la maîtrise médicalisée des dépenses. En 2005 l’objectif signé était de 455 millions d’Euros, 88 seulement l’ont été. Le respect strict de l’ordonnance bizone est recommandé. L’avenant N° 12 entré en vigueur le 31 mars 2006 vise à réduire de 4 points le ratio des dépenses ALD par rapport aux autres dépenses.
Les affections de longue durée
Les 30 maladies sur liste dites de longue durée et reconnues comme telles ouvrent droit au remboursement des soins à 100 %.
Ce sont :
·        Accident vasculaire cérébral invalidant,
·        Aplasie médullaire,
·        Artériopathie chronique et évolutive (y compris coronarite) avec manifestations cliniques ischémiques,
·        Bilharziose compliquée,
·        Cardiopathie congénitale mal tolérée, insuffisance cardiaque grave et valvulopathie grave,
·        Déficit immunitaire primitif grave nécessitant un traitement prolongé et déficit immunitaire acquis grave (SIDA),
·        Diabète insulinodépendant ou non insulinodépendant ne pouvant pas être équilibré par le seul régime,
·        Epilepsie grave,
·        Forme grave d'une affection neuromusculaire (dont myopathie),
·        Hémoglobinopathie homozygote,
·        Hémophilie,
·        Hypertension artérielle sévère,
·        Infarctus du myocarde datant de moins de six mois,
·        Insuffisance respiratoire chronique grave,
·        Lèpre,
·        Maladies chroniques actives du foie et cirrhoses,
·        Maladie de Parkinson,
·        Maladies métaboliques héréditaires nécessitant un traitement prolongé spécialisé,
·        Mucoviscidose,
·        Néphropathie chronique grave et syndrome néphrotique pur primitif,
·        Paraplégie,
·        Périarthrite noueuse, lupus érythémateux aigu disséminé, sclérodermie généralisée évolutive,
·        Polyarthrite rhumatoïde évolutive grave,
·        Psychose, trouble grave de la personnalité, arriération mentale,
·        Rectocolite hémorragique et maladie de Crohn évolutives,
·        Sclérose en plaque invalidante,
·        Scoliose structurale évolutive (dont l'angle est égal ou supérieur à 25 degrés) jusqu'à maturation rachidienne,
·        Spondylarthrite ankylosante grave,
·        Suites de transplantation d'organe,
·        Tuberculose active,
·        Tumeur maligne, affection maligne du tissu lymphatique ou hématopoïétique.
Mais aussi sont pris en charge à 100% les assurés reconnus, sur avis médical, atteints d'une maladie grave ne figurant pas sur la liste des 30 maladies ou de plusieurs affections moins graves, entraînant un état pathologique invalidant et nécessitant des soins continus d'une durée prévisible supérieure à 6 mois.
Bénéficient également du remboursement total les malades séropositifs traités à l'AZT, ceux en état d'immunodépression, les femmes enceintes séropositives et leurs enfants (pendant 2 ans après l'accouchement).
À quoi donnent-elles droit ?
Remboursement à 100 % des soins directement en rapport avec la maladie, y compris pour les médicaments remboursés normalement à 35%.
L’ordonnancier appelé " bi-zone ", utilisée pour ces maladies permet de séparer les soins liés à l’affection remboursés à 100 % de ceux des autres soins.
 
CMU (Couverture médicale universelle)
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Code Sécurité Sociale : Art. L. 380-1, 380-2
www.pratique.fr/vieprat/secsoc/
La couverture maladie universelle (CMU) permet aux personnes à revenus faibles sans protection sociale de bénéficier :
·        du rattachement au régime général d'assurance maladie,
·        d’une couverture complémentaire santé gratuite comprenant : le ticket modérateur, le forfait journalier hospitalier sans limitation de durée, le remboursement, dans une certaine limite, des frais de prothèse, d'orthopédie dentaire et de lunettes,
·        de la dispense d'avance des frais médicaux pour toutes les prestations prises en charge par les régimes obligatoires d'assurance maladie et maternité et pour les frais ci-dessus.
Bénéficiaires 
Régime d'assurance maladie
  • Ceux ne bénéficiant pas des prestations en nature d'un régime d'assurance maladie et maternité, à titre personnel ou en qualité d'ayant droit (enfant, conjoint, concubin, partenaire lié par un PACS) ;
  • Résidants légalement, de façon stable et régulière, en France métropolitaine et  DOM.
Sont exclus de ce dispositif :
·        les étudiants et ministres du culte qui conservent leur régime spécifique,
·        les membres du personnel diplomatique,
·        les personnes séjournant en France pour suivre un traitement médical ou une cure,
·        les travailleurs frontaliers résidant en France lorsqu'ils sont affiliés à un régime d'assurance maladie dans l'État où ils travaillent,
·        les retraités d'organisations internationales non titulaires d'une pension française s'ils sont déjà couverts par un régime.
Complémentaire santé
Peuvent en bénéficier :
·        résidants de manière stable et régulière en France métropolitaine et DOM (depuis plus de 3 mois),
·         personnes disposant de ressources (ressources imposables après déduction des charges liées au versement des pensions et obligations alimentaires) inférieures à un plafond.
A signaler :
·        Les personnes même affilées à un régime obligatoire d'assurance maladie-maternité de Sécurité sociale (artisans, commerçants...), mais disposant de faibles ressources peuvent accéder à cette couverture complémentaire santé gratuite.
·        Les bénéficiaires du RMI et les personnes vivant à leur domicile, ont automatiquement droit à cette couverture.
·        Les mineurs de 16 ans ou plus, en situation de rupture familiale, peuvent prétendre à cette couverture s'ils en font la demande et sur décision du préfet. Une action en récupération peut être exercée à l'encontre des parents si ceux-ci disposent de ressources dépassant le plafond.
Formalités
Régime d'assurance maladie
 Obligations :
·        déclarer à sa caisse primaire d'assurance maladie que l'on ne bénéficie pas des prestations en nature d'un régime d'assurance maladie et maternité,
·         justifier de son identité et de sa résidence stable et régulière par une carte d'identité ou un titre de séjour pour les étrangers en situation régulière.
Dès le dépôt de la demande, la personne est affiliée sans délai au régime général par l'intermédiaire de la CMU. L'accès aux prestations en nature (remboursement des consultations, soins médicaux, médicaments) est alors immédiat et automatique.
Les personnes sans domicile fixe doivent se faire domicilier auprès d'un organisme agréé ou auprès d'un centre communal ou intercommunal d'action sociale.
 
Complémentaire santé
·         Le demandeur doit déposer sa demande, une par foyer, à la caisse dont il dépend (caisse primaire d'assurance maladie, caisse nationale d'assurance vieillesse des travailleurs salariés...). Celle-ci vérifie ses droits et rend sa décision dans un délai de 2 mois. Sans réponse dans ce délai, le demandeur est automatiquement affilié.
·        Le bénéficiaire choisit, dans une liste, l'organisme qui assurera sa couverture complémentaire entre : une caisse d'assurance maladie, une mutuelle, une société d'assurance ou une institution de prévoyance. Aucun de ces organismes ne peut refuser l'adhésion ou l'affiliation d'un bénéficiaire de la CMU.
·        La couverture complémentaire est accordée pour une durée d'un an renouvelable aussi longtemps que les conditions d'attribution sont remplies. Lorsqu'elle ne peut plus être accordée, le bénéficiaire se voit proposer une prolongation, l'année suivant sa sortie du dispositif, à un tarif spécial.
 
 
AME (Aide Médicale Etat)
 
En savoir plus 
www.ameli.fr/82/DOC/32/fiche.html
 
AME conditions de résidence et de ressources
Pour avoir droit à l'AME, les personnes de nationalité étrangère en situation irrégulière, doivent résider en France de manière ininterrompue depuis plus de 3 mois, et remplir les conditions de ressources.
Condition de résidence : d'une durée supérieure à 3 mois qui peut être justifiée par: visa expiré, passeport, notification de refus de demande d’asile, facture d’hôtel, inscription scolaire des enfants, facture EDF-GDF, ...
Condition de ressources : qui doivent être inférieures à un plafond mensuel, variable selon la composition de votre foyer et selon que vous résidez en France métropolitaine ou dans un département d’outre-mer. A compter du 1er juillet 2005 :
Nombre de personnes composant le foyer
Montant du plafond mensuel en France métropolitaine
Montant du plafond mensuel dans un département d'outre-mer
1 personne
587,16 euros
650,58 euros
2 personnes
880,75 euros
975,87 euros
3 personnes
1 056,90 euros
1 171,04 euros
4 personnes
1 233,05 euros
1 366,21 euros
au-delà de 4 personnes, par personne supplémentaire
234,87 euros
260,23 euros
A noter :
- Les plafonds de ressources applicables sont identiques aux plafonds fixés pour l’attribution de la CMU complémentaire.
- Les ressources prises en compte sont celles qui ont été perçues par toutes les personnes composant le foyer du demandeur de l’AME pendant les 12 mois qui précèdent la demande.
- Le demandeur de l’AME doit justifier de ses ressources par tout moyen ; s’il ne dispose d’aucun document, il doit établir une déclaration sur l’honneur précisant le montant de ses ressources au cours des 12 mois précédant sa demande (ou depuis son installation en France s’il y réside depuis moins de 12 mois).
 
AME à titre humanitaire
Les personnes de nationalité étrangère qui ne résident pas habituellement en France et dont l'état de santé le justifie, peuvent, éventuellement et de façon exceptionnelle, bénéficier de l’AME à titre humanitaire :

- en cas d’accident ou de maladie survenant lors de leur passage en France (visa touristique, visa de court séjour) 
- ou dans les situations où les soins médicaux ne peuvent être dispensé dans l’Etat dont la personne étrangère est ressortis
Par Régis AYATS - Publié dans : udf34commsante
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